Logistique
verte, écologistique...Il faut bouger
Conformément
aux conclusions du Grenelle de l'environnement, le projet de redevance
consiste à faire payer aux poids lourds, au moyen de techniques
modernes, l'usage du réseau routier national non concédé, actuellement
gratuit, et des routes départementales ou communales susceptibles de
subir un report significatif de trafic, sur la base de la distance
réellement parcourue sur ces réseaux. Les grands principes de cette
redevance d'usage seront définis dans un texte de loi dont le projet est
en cours d'achèvement et doit être transmis au Parlement dans les
prochaines semaines. Sa mise en place effective de cette redevance
interviendrait alors en 2011.
Ce projet a pour principal objet
d'inciter à des changements de pratiques visant à ce que l'usage du mode
routier ne soit pas un simple réflexe de facilité mais un choix raisonné
et optimisé. Il doit
inciter au
choix d'un autre mode de transport quand c'est possible,
notamment pour les longues distances, à une
réduction des déplacements à
vide, à une meilleure
répartition du trafic entre réseaux concédé et non concédé, et à
une optimisation des processus de production de biens en générant moins
de transport. Pour cela, il importe que le
renchérissement du coût du
transport routier
ne soit pas supporté par les transporteurs,
mais se traduise dans les prix effectivement acquittés par les
chargeurs. C'est pourquoi le projet de loi comportera des dispositions
permettant aux transporteurs de répercuter le surcoût induit par cette
redevance dans le prix facturé aux donneurs d'ordre et obligeant ces
derniers à le prendre en charge sous peine de sanction pénale. Enfin, le
projet de loi prévoit que le produit de cette redevance soit affecté à
l'AFITF, et donc au développement des réseaux d'infrastructures.
Les députés ont aussi adopté l'article 9
du projet de loi qui
fixe un
objectif de réduction de 20% en 2020
des émissions de gaz à effet
de serre (GES) du secteur des transports pour les ramener au niveau
atteint en 1990. Un amendement prévoit d'établir avant la fin 2009 une
cartographie des points de saturation actuels et prévisibles à l'horizon
2020 du réseau ferroviaire. Les députés ont aussi voté le principe d'une
évaluation de la politique de réduction des pollutions et des nuisances
dues au secteur des transports.
Ils ont également ajouté à l'article 9 les critères prioritaires à
prendre en compte dans le cadre du schéma national des infrastructures
de transport visé à l'article 15. Il prévoit de faire un bilan
coûts-avantages du projet et émissions de GES évitées - "dans cette
perspective, la rénovation des infrastructures existantes peut être
privilégiée par rapport à la construction d'infrastructures nouvelles",
précise le texte. Autres critères : l'avancement actuel des projets et
la possibilité d'exploiter le réseau "eu égard à la saturation
prévisible de sections déjà chargées ", les facteurs de développement
durable, l'amélioration de la desserte des agglomérations enclavées, des
zones rurales et du maillage du territoire et la réalisation des
objectifs d'accessibilité des personnes à mobilité réduite prévus par la
législation nationale. Le texte indique que pour faciliter la mise en
œuvre de ces objectifs, "il pourra en outre être fait appel à la
procédure de la collectivité chef de file prévue par le cinquième alinéa
de l'article 72 de la Constitution".
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Contributions
des activités logistiques à la diminution des gaz à effet de
serre
• La température
moyenne de surface (moyenne de la température de l'air au-dessus
des terres et de la température à la surface de la mer) a
augmenté de 0.6 °C (avec une marge d'erreur de ± 0.2 °C) au
cours du 20ème siècle.
• Le réchauffement s'est notamment produit
durant deux périodes, de 1910 à 1945 et depuis 1976.
Depuis 1861, la décennie 90 a très probablement été la plus
chaude et l'année 1998, l'année la plus chaude.
De nouvelles analyses indiquent que le réchauffement survenu
dans l'hémisphère nord au 20ème siècle a probablement été le
plus important de tous les siècles du millénaire passé.
• La couverture neigeuse et l'extension des
glaciers ont diminué.
Des données satellites montrent une diminution probable de 10%
de la couverture neigeuse depuis la fin des années 60
• Le niveau moyen de la mer a progressé
Entre 10 et 20 centimètres au cours du 20 ème siècle
• Changements climatiques
-Augmentation des précipitations dans les zones de moyennes et
hautes latitudes de l'hémisphère nord et augmentation de la
fréquence des épisodes de fortes précipitations dans les mêmes
zones.
-Les épisodes chauds du phénomène El Nino ont été plus
fréquents, plus durables et plus intenses depuis le milieu des
années 1970.
-Dans certaines régions, notamment dans certaines zones d'Asie
et d'Afrique, augmentation de la fréquence et de l'intensité des
sécheresses durant ces dernières décennies.
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La
congestion autoroutière s’aggrave,
du fait de l’excès de demande. Cette congestion est perçue et
ressentie par chacun sous ses aspects habituels :congestion
quotidienne autour des agglomérations du fait des déplacements
domicile-travail, congestion des grands axes en période de
congés. Elle est aussi perçue comme de plus en plus fréquente et
prolongée à tout moment, en particulier dès que survient le
moindre évènement : chantier, camions en cours de livraison,
accident, intempérie. Tout cela est confirmé en permanence par
les statistiques
La congestion est évidemment ressentie, en ce qui concerne la
gêne et le temps perdu, surtout par les utilisateurs locaux pour
qui les autoroutes sont des moyens de déplacement de proximité.
Il n’a pas été proposé d’études sur ces conséquences économiques
réellement mesurées.
C’est cependant la question de la sécurité qui est mise en avant
le plus fréquemment. Insécurité liée à l’afflux de poids-lourds,
en particulier ceux transportant les produits dangereux et
occasionnant des accidents graves. Nous avons l’insécurité
résultant de la difficulté de plus en plus grande pour les
services de secours de circuler, d’intervenir dans les
encombrements. Il paraît urgent d’agir.
Tous les spécialistes s'accorde un accroissement global de la
demande de transport de l’ordre de 40 % en vingt ans. Cet
accroissement leur paraît certain car la mobilité est considérée
comme un droit dont la limitation serait mal comprise. Elle
résulterait d’ailleurs surtout des déplacements dus aux loisirs.
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